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Tu veux vivre de ton talent. Alors dis moi pourquoi veux-tu faire du spectacle ?

« Attention à ta réponse car je ne retiendrai que ta première réponse ! Prends le temps qu’il te faudra pour me répondre. Si tu veux me répondre après plusieurs jours, alors j’attendrais plusieurs jours mais je ne veux qu’une seule réponse. Si tu n’as pas la bonne, alors sache que plus que les autres, tu vas en baver. Ce métier est difficile ! » Ces mots sont ceux de Dave Parker.

L’œil expérimenté du vieux sage sur le jeune talent que j’étais.

Durant le mois de novembre 1995, alors que je démarrais un petit contrat de 15 jours, dans un night-club perdu au fin fond de l’Italie, je fis la connaissance d’un vieil homme. C’était un vieil artiste au nom de Dave Parker (du vrai nom de David Waterman). En coulisse, très vite j’ai vu son œil expérimenté se poser sur mes erreurs de débutant et sans jamais me blesser ou me juger, il faisait comme si de rien n’était. Rapidement, nous nous sommes entendus et chaque soir après le spectacle, nous discutions au bar.

Dave Parker était un artiste dont je ne connaissais pas l’âge. Il m’avait juste dit qu’il avait commencé à vivre du spectacle à la fin des années 40. Sa carrière était, entre autre, marquée par un contrat de 10 ans au Crazy Horse de Paris, de 1962 à 1972. Il s’était aussi distingué au Sand de Las Vegas, ainsi qu’à Hollywood et faisait plusieurs apparitions dans les télévisions américaines. Puis en discutant avec lui, je me suis souvenu de l’avoir vu étant enfant dans les années 80, lors d’une émission de Michel Drucker (Champs-Elysées). Je savais aussi qu’il avait partagé la scène avec Sammy Davis Jr, Maurice Chevalier et d’autres légendes du spectacle. Dave Parker était l’un des plus grand innovateur de la jonglerie. Malheureusement, il m’avait fait comprendre qu’ici en Italie ça serait certainement son dernier contrat. Et justement après ce contrat de 15 jours, je n’ai jamais su ce qu’il est devenu, jusqu’à apprendre son décès sur le web.

En quelque sorte, nous avons implicitement adopté une relation maitre-élève. Lui qui forçait le respect avec une si longue carrière, et moi qui depuis 3 ans me lançais corps et âmes pour devenir professionnel. Étant totalement autodidacte, forcément je profitais de tous ses tuyaux.

La question qui tue !

Un soir, alors que nous partions diner avant de monter sur scène, Dave m’interpelle : « Tom, puisque tu veux vivre de ton talent, je vais te poser une question. Pourquoi veux-tu faire du spectacle ? » Puis il enchaîne avant que je réponde : « attention à ta réponse car je ne retiendrai que ta première réponse ! Prends le temps qu’il te faudra pour me répondre. Si tu veux me répondre après plusieurs jours, alors j’attendrais plusieurs jours mais je ne veux qu’une seule réponse. Si tu n’as pas la bonne, alors sache que plus que les autres, tu vas en baver. Ce métier est difficile ! »

A cause du ton qu’il a pris et l’expérience qu’il avait du métier, je me suis dit: « merde, ça a l’air vachement important ce truc là! »  J’avais aussi compris que nous abordions un sujet clef et que ma propre réponse allait m’apprendre beaucoup.

Voici ce que j’ai répondu.

Avant de découvrir ma réponse et celle de Dave Parker, faites vous aussi cet exercice et réfléchissez à ce que vous auriez répondu face à lui. Soyez le plus sincère face à vous même et prenez comme moi, le temps qu’il vous faut. Si vous faites correctement cet exercice, vous allez en apprendre beaucoup sur vous !

Êtes-vous près ? La réponse est ici : « la question qui tue », partie 2